Avec près de 13 000 tables rien qu’à Paris, choisir un restaurant, c’est un peu la roulette russe de l’estomac ! Alors, laissez-vous cornaquer l’appétit, déjouez les pièges de l'assiette rabat-joie et des additions illégitimes, et suivez le guide...
La rumeur a enflé dans les coursives tout l’été. Comme une publication des bans pour le mariage de la carpe et du lapin. Au générique, la famille Trigano (Club Med), l’inévitable Philippe Starck, l’archi-rigolo Roland Castro et un improbable « philosophe » urbain et associé, Cyril Aouizerate.
Au final, cette fine équipe a levé le voile sur un hôtel d’un nouveau genre, urbano-populo (ma non troppo), arty et flashy, en plein cœur du XXème arrondissement dans le quartier Saint-Blaise. A. nous y a donc traîné un soir, histoire de tâter l’ambiance des premiers moments et de renifler l’assiette en rodage. On a suivi, tous feux allumés, en escouade de hussards aux chevaux de 125.
Cela finit toujours par arriver. A force de fréquenter les tables de luxe aux nappes blanches empesées, raides d’amidon et de condescendance, à force de voir proliférer les chaînes stéréotypées aux nourritures simplistes et maltraitées, c’est la vie toute entière qui finalement vient à vous manquer. Celle qui gueule, se fait remarquer, vous bouscule dans votre indolence et vous prend aux épaules. Celle qui vous ramène à l’essentiel.
Et bien justement, dans ces cas d’extrême nécessité, il existe des lieux où tout cela, la vie, ses palpitations et son tempérament, est manifeste. Le Baratin est l’un d’entre eux et c’est notre rendez-vous de ce soir.